La Ville a en effet mis en marche un vaste programme de consultation pour recueillir les avis de la population quant aux mesures à prendre pour que l’implantation du campus de l’Université de Montréal sur le site de l’ancienne gare de triage d’Outremont fournisse le plus de retombées positives pour les secteurs limitrophes.
Une des principales préoccupations de la Coalition concerne la tendance constatée depuis quelque temps à la spéculation foncière et à la transformation de plusieurs édifices en condominiums. Aussi, compte tenu des diverses consultations en cours, qui devraient aboutir à un plan pour l’avenir de nos quartiers, la Coalition a-t-elle demandé à l’arrondissement de décréter un moratoire sur les changements de zonage, sur les dérogations mineures et sur les transactions immobilières, pour assurer que ces projets soient soumis aux conditions du nouveau PDUES. Madame le Maire Anie Samson a vite répondu qu’un tel moratoire n’était pas nécessaire ; selon elle, il n’y a pas lieu d’imposer un moratoire, vu que le plan d’urbanisme est déjà clair sur la composition des zones.
Le Comité citoyen de Parc-Extension estime qu’un tel moratoire est nécessaire. Ne serait-ce que pour signifier aux citoyennes et citoyens qui se donnent la peine de participer aux diverses consultations en cours qu’on les écoute et qu’on tiendra compte de leurs demandes et suggestions. Car le danger est grand que certains promoteurs se hâtent de mettre en marche leurs projets dans la crainte que le nouveau plan n’accepte pas ces projets. Le PDUES s’élabore à partir de l’état actuel du quartier ; si on laisse les choses continuer, le quartier ne sera plus tout à fait le même au moment de l’adopter définitivement.
Serge Mongeau, résident de Parc-Extension
