« L’Un des objectifs du projet est de conscientiser les jeunes sur l'importance de ne pas accepter les comportements violents. Unité sans violence vise aussi à les encourager à utiliser leurs ressources, telles les professeurs, leurs parents, les psycho-éducateurs, les responsables des garderies, les policiers, et des organismes comme Tel-Jeunes. Le message est « parles-en ». Une première rencontre a été tenue dans les cinq écoles participantes », affirme Christine Cayouette, agente socio-communautaire au poste 31.
Créé par des étudiants en Techniques policières du Cégep de Sherbrooke, ce projet a d'abord été implanté dans différentes écoles de leur secteur. D'ici peu, une vingtaine d'écoles verront le projet s'implanter chez elles à l'échelle de la province. Contrairement à ce qui a été mentionné dans un précédent article, il s'agit d'un nouveau projet dans le quartier Villeray, auquel les élèves des écoles Hélène-Boullé, Saint-Gérard, Saint-Grégoire-le-Grand, Saint-Gabriel-Lalemant et Sainte-Cécile prendront part.
« Dès les premières rencontres, les jeunes ont des engagements à prendre et doivent prononcer une déclaration solennelle. Chaque étudiant reçoit un t-shirt, où il doit inscrire les deux engagements qu'il prend pour son année scolaire. Chaque jour, un élève de la classe devra porter son chandail. Les jeunes seront donc les promoteurs d'Unité sans violence. Nous allons discuter avec eux pour définir les différents types de violence, soit physique, psychologique et verbale. Nous allons amener les jeunes à s'exprimer, raconter leurs réactions face à manifestations de violence, et témoigner de leurs propres expériences. Nous allons surtout travailler sur l'importance d'en parler et d'intervenir, en leur faisant comprendre que la situation ne changera pas si on n'en parle pas », poursuit l'agent Cayouette. En tout, trois ou quatre rencontres avec les agents socio-communautaires figurent au calendrier pour les élèves de 6e année des écoles participantes.
Des récompensesL'association depuis juin dernier entre le programme Info-Crime et le joueur de hockey retraité Stéphane Quintal fait en sorte que les jeunes pourront mériter (on mérite quelque chose, on ne se mérite pas) des prix alléchants avec Unité sans violence. En effet, un prix mensuel a été prévu pour chaque classe. Ces récompenses iront du chandail officiel de l'équipe de hockey du Canadien de Montréal aux billets pour assister à des entraînements. « Nous allons assurer un suivi avec un système de « bons coups ». Si un élève réalise une intervention, peu importe sa nature, il pourra participer au tirage pour gagner un prix. À la fin de l'année, nous allons organiser une journée de festivités pour nos jeunes participants, avec une tombola et des ateliers. C'est un projet qui devrait connaître un bon succès et dont nous sommes très fiers », conclut Christine Cayouette.


