Le 4 octobre, une douzaine d’aînés de l'organisme assistaient à un aperçu d’une représentation de la pièce Le Corbeau, 25ème production du Théâtre de l’œil. Ils accompagnaient une douzaine d’enfants de 4e et 5e année de l’école Hélène-Boullé.
Une semaine avant, le directeur artistique André Laliberté expliquait aux jeunes et aînés la création d’un spectacle. Des esquisses au story-board, il leur présentait le travail en amont d’une pièce de théâtre. «C’est toujours le public qui vient au théâtre, cette fois c’est l’artiste qui va vers le citoyen. Nous allons rejoindre le public où qu’il soit et quel que soit son âge. Les grands-parents ne s’intéressent pas spontanément aux marionnettes. Ce type de projet permet les rencontres», précise le directeur artistique André Laliberté.
«C’est une façon d’expliquer notre travail aux gens. Ils découvrent le travail de l‘ombre», ajoute Julie Laviolette, publiciste au théâtre de l’œil.
Rapprocher les artistes des citoyens
Ce projet s’inscrit dans la volonté de la maison de culture de l’arrondissement de «rapprocher les artistes des citoyens», souligne Claude Morissette de la maison de la culture.
Du côté des ainés, ce projet représente une opportunité pour eux de se rapprocher des jeunes. «On y va dans l’ignorance, on découvre en même temps qu’eux», dit Philippe Trollier, un des aînés de la maison des grands-parents.
«Quand on ne connait pas les coulisses, il y a tout à découvrir et puis les marionnettes nous replongent dans l’univers enfantin », ajoute Véronique Dorizon, une autre participante.
La coordonnatrice de la maison des grands-parents constate ce rapprochement: «C’est la première fois qu’il y un projet intergénérationnel, il y a une curiosité naturelle. Les ainés sont toujours des enfants au fond d’eux», souligne Juliette Bellenger.
Le 13 octobre tous ont assisté à la représentation publique.

