Mme Archambault a choisi un souvenir d’enfance pour commencer à dessiner. La bédéiste, qui a vécu 30 ans dans Villeray, a retracé le décor de l’école secondaire Sainte-Croix qu’elle fréquentait à l’époque.
Ainsi, a commencé la représentation des années 1950, par le biais de la bande dessinée. Pour cette « linguiste qui fait de la bande dessinée», ces albums sont un moyen de «documenter la culture et la langue Québécoise.» Ces autofictions ont toutes comme point de départ l’élément architectural propre à Montréal, que l’on retrouve sur les rues Boyer, Foucher, Chateaubriand ou encore De Normanville : l’escalier extérieur. Dans les planches, on retrouve des éléments forts du quartier, tels que la paroisse Notre- Dame du Rosaire, l’intérieur de l’église ou encore la statue située devant le lieu de culte. «Villeray n’est jamais nommé, mais les éléments servent de décor de fond », explique Mme Archambault.
«Villeray n’est jamais nommé, mais les éléments servent de décor de fond » - Danièle Archambault
Dans son prochain album, la bédéiste envisage d’insérer des dessins du parc Jarry dans lequel, se souvient-elle, les installations sportives étaient autrefois distinctes pour les garçons et les filles. Seront aussi dessinées les anciennes boutiques Chez Leclerc et Chez Decostes, anciennement situées sur la rue Chateaubriand. "Je ne nommerai pas les commerces mais les gens de l’époque les reconnaîtront", promet l’auteure.
Mme Archambault planche désormais sur un projet éducatif associé au concept de bande dessinée.
Les albums sont écrits en français et en anglais et vendus aux librairies Olivieri, Planète BD et chez Meubles d’autrefois MB au Marché Bonsecours.
Les bandes dessinées devraient prochainement être disponibles en format électronique.

