1. ... nos journaux de quartier
La semaine dernière, avec Laurent Bourdon qui préside le comité des lève-tôt ainsi que Sylvie Lanthier du CSSS Coeur-de-l’Ile, j’ai rencontré la nouvelle direction des journaux de quartier de Villeray et de La Petite-Patrie. Cette rencontre faisait suite aux propos tenus il y a deux mois au Comité des lève-tôt, propos dont j’ai fait état à l’époque dans ma lettre hebdomadaire.
Quelle ne fut pas notre surprise de constater que la nouvelle direction des journaux partageait en grande partie notre analyse et avait déjà décidé de modifier certaines de ses façons de faire! Je laisse à Jean Touchette et Stéphane Desjardins l’initiative d’annoncer les choses … mais je crois que la communauté sera heureuse de ces décisions.
2. Colloque sur l’environnement à Père-Marquette
Que de monde à Père-Marquette, le vendredi 5 novembre dernier! C’était le colloque québécois sur l’éducation relative à l’environnement. Plus de 250 enseignants se sont rencontrés pour partager des expériences et se pénétrer des nouvelles études sur le sujet.
Les participants au colloque ne le savaient probablement pas, mais l’école Père-Marquette a été au début des années 1990, la première école verte Bruntland. Un enseignant en biologie, Pierre Geoffré, animait alors le comité sur l’environnement; ce groupe a notamment monté une pièce de théâtre sur l’environnement, pièce qui fut présentée aux élèves des écoles primaires du quartier.
3. Lynda Laurencelle de Père-Marquette réélue commissaire-parent
Tous les ans, le comité central des parents (CCP) doit élire deux parents comme commissaires. Encore cette année, le CCP a élu Lynda Laurencelle à ce poste.
Lynda a été présidente du comité de parents de l’école Madeleine-de-Verchères, présidente du CE de l’école Père-Marquette, elle est toujours membre du CE de Père-Marquette, déléguée de cette école au CPR-Centre et présidente du CPR-Centre. Fondamentalement, cependant, Lynda est la mère de jeunes adultes et d’une adolescente. J’ai la conviction qu’elle poursuivra son action de promotion des enfants montréalais.
4. Le Comité de parents du Réseau-Centre (CPR-Centre)
J’ai eu le plaisir lundi dernier de rencontrer les délégués des écoles de mon quartier au CPR-Centre. Plus particulièrement, les délégués des écoles Georges-Vanier, Académie De Roberval, Père-Marquette, Saint-Étienne et Marie-Favery ont participé à cet échange sur différents sujets. Il a notamment été question du plan de réussite de chaque école.
Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que certaines équipes-école n’ont pas proposé au nouveau conseil d’établissement (CE), conseil constitué en septembre, de se saisir du plan de réussite. On hésiterait même à révéler au CE la portée de ce plan, c’est-à-dire le résultat des élèves.
Une chose doit être claire : si les parents membres des CE n’ont pas à intervenir sur la gestion du plan de réussite, ils ont à intervenir sur la portée de ce plan. Plus précisément, si le plan ne permet d’atteindre les objectifs visés, les parents du CE ont l’obligation (c’est leur responsabilité première) d’interroger l’équipe-école sur les raisons de la non-atteinte des objectifs et sur les changements à apporter au plan de réussite pour atteindre les objectifs visés.
5. Les plans de réussite des écoles sont sur mon site
Le plan de réussite d’une école équivaut à un contrat entre l’école et la communauté sur ce qui sera fait pour améliorer la réussite des jeunes. Ce contrat est public. Si votre enfant fréquente une école de mon quartier et si vous désirez consulter le plan de réussite de cette école de votre enfant, rendez-vous sur mon site www.kennethgeorge.com à l’onglet « Documents ».
6. Mon budget discrétionnaire
Je continue de recevoir des avis des présidences des CE et OPP sur la répartition de mon budget discrétionnaire. J’ai hâte de recevoir tous les avis.
7. Les Soucis de monsieur Ivanov de Sonia K. Laflamme
Auteure-jeunesse, mère de famille, résidente de notre quartier, Sonia K. Laflamme vient de publier son 20e roman : Les Soucis de monsieur Ivanov (2e tome de la série Gnomes Dépôt), publié chez Hurtubise et illustré par Benoît Laverdière,. Pour en savoir plus, on peut consulter la fiche du roman à http://www.soniaklaflamme.com/affichebook.php?book=gnomes2.php
8. Magasin-Partage dans Villeray : barrage routier
Pour la première fois, le comité organisateur du Magasin-Partage de Villeray organise un barrage routier le jeudi 18 novembre. Deux intersections ont été ciblées soit: Chateaubriand et Villeray et Christophe-Colomb et Jean-Talon. La journée se déroulera sur trois blocs d’heures a) 7h30 à 10h30 b)10h30 à 13h30 et c) 13h30 à 16h30. Vous voulez participer à cette action? On écrit à Johanne Fournier à mqv@bellnet.com
9. Jean Charest et les parents
Je me permets mon petit grain de sel. Les propos du premier ministre cette semaine sont tenus très souvent par les acteurs du milieu de l’enseignement. On peut les résumer ainsi : quand ça va bien, c’est à cause de l’école, quand ça ne va pas bien c’est à cause des parents. Ce type de propos provoque toujours chez moi la même réaction : si vous ne vous ne reconnaissez pas de responsabilité dans l’échec scolaire ou le décrochage scolaire des jeunes, alors, vous n’avez pas de responsabilité à reconnaître dans la réussite des élèves.
Que le premier ministre signifie que les parents ont un rôle stratégique dans la réussite scolaire des enfants, cela est une lapalissade; cela a été établi il y a très longtemps dans la sociologie de l’éducation. Là où le bât blesse, c’est quand le premier ministre laisse entendre un rôle quasi-exclusif aux parents dans le décrochage de leurs enfants. C’est là un pas que monsieur Charest n’aurait pas dû franchir; par ses propos, il laisse entendre que l’école et les artisans de l’école n’ont pas de responsabilités à assumer là-dedans.
La phrase était malheureuse. Plus encore, elle ne correspond pas à la pratique dans nos milieux. En effet, dans les trois écoles secondaires régulières de mon quartier, les enseignants, les professionnels et les directions se reconnaissent une responsabilité centrale dans la production du décrochage scolaire et, pour cette raison, ils mettent en œuvre des mesures pour contre le phénomène.
10. Il y a 20 ans, le 18 novembre 1990
Jeudi prochain, 18 novembre, sera un jour spécial pour mom épouse et moi, voire nos enfants. Il y a 20 ans, ce jour-là, j’ai été élu pour la première fois commissaire scolaire de Villeray/La Petite-Patrie. Je n’en reviens tout simplement pas! J’ai l’impression que c’était hier!
Ces 20 années m’ont procuré et me procurent encore de grands moments de bonheur, notamment, toutes les fois que j’ai l’occasion de m’adresser aux finissants des diverses écoles de mon quartier et, aussi… quand j’ai l’occasion d’enseigner moi-même à ceux parmi ces jeunes qui s’inscrivent à mes cours à l’université!
Ces années m’ont aussi procuré une très amère déception : malgré tous les efforts faits en 20 ans et dont j’ai été témoin, le taux de décrochage scolaire n’a pas baissé d’un iota. Du plan Pagé du début des années 1990 au programme Agir autrement des dernières années, aucun changement. Je vis toujours douloureusement les moments où je rencontre des parents qui sollicitent mes conseils quand leur enfant décroche de l’école, parents qui croient que leur plus grand rêve vient de se briser!
Autres déceptions : l’écart persistant, aux plans de la réussite et de la persévérance scolaire, entre les jeunes anglophones et les jeunes francophones de Montréal de même que les différences importantes entre les pratiques professionnelles et organisationnelles des écoles anglaises et celles des écoles françaises; on comprendra que cette différence dans les pratiques n’est pas indépendante des écarts dans les résultats scolaires et le décrochage.
Mais je n’abandonne pas. Il faut encore et toujours convaincre les adultes, notamment les artisans de l’école, du pouvoir remarquable dont ils disposent, de la portée stratégique de leur action et de leurs paroles sur les enfants, les adolescents et les adultes à qui ils s’adressent. Je persiste à croire que la solution aux problèmes dans l’éducation de nos jeunes est dans le professionnalisme de ceux et celles qui font l’école, qui signent la réussite, tant les parents que les professionnels de notre commission scolaire. Cette croyance n’est pas naïve; elle repose sur le fait que toutes ces personnes signent déjà tant de réussites.
11. Mot d’enfant
L’enseignante demande : « Dans la phrase "Le voleur a volé les pommes", où est le sujet ? » Réponse de Zoé : « En prison ». Voilà pour cette semaine. Des questions? Des commentaires? Écrivez-moi. Embrassez vos enfants pour moi. Bonne semaine
Kenneth George
