Mais visiblement, l'hiver arrive trop vite au goût du député de Laurier-Dorion Gerry Sklavounos, aussi membre de cette commission. Ce dernier juge qu'on ne peut réalistement accoucher d'une politique digne de ce nom avant l'arrivée des premiers flocons. Ce qui n'exclut pas de tout de même tenter d'améliorer le sort des milliers de sans-abri qui vivent majoritairement dans la métropole. « On pourrait premièrement s'assurer qu'il y aura suffisamment de places dans les endroits qui accueillent les itinérants et assouplir certaines règles avec des heures d'ouverture plus flexibles ou accepter les gens avec leurs chiens », a évoqué Gerry Sklavounos.
Le RSIQ monte aux barricadesDevant ses collègues de l'Assemblée, Gerry Sklavounos a argué que « la prochaine étape de notre gouvernement doit être un plan d'action complet et qui se prête bien à un déploiement rapide.
Nous devons éviter de nous perdre dans les débats sémantiques et dans le symbolisme et nous concentrer plutôt sur des actions rapides et concrètes qui auront un impact sur les gens dans la rue. »
Cette déclaration a fait bondir le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ) qui craint maintenant que M. Sklavounos ne fasse faux bond et « ne recule devant la décision unanime du comité d'aller de l'avant avec une politique sur l'itinérance », a commenté André Trépanier, coordonnateur du RSIQ, en entrevue téléphonique avec le Progrès Villeray.
« J'y souscris entièrement », a répliqué le député de Laurier-Dorion. Le seul désaccord entre les membres du comité parlementaire a porté non pas sur la pertinence de la politique, mais sur le temps nécessaire pour la mettre en place, a-t-il rappelé.
-En 2004, 150 000 Canadiens avait connu l'itinérance au cours de l'année
-On compte au Canada 22 627 lits répartis dans 852 refuges
-L'itinérance se vit à tous les âges: les jeunes sont de plus
en plus jeunes et les personnes âgées sont plus
nombreuses à vivre un passage dans la rue.
(Source: RSIQ)
<@CP>(Photo: Éric Carrière)<@$p
