Les jeunes patrouilleurs ont offert des ateliers de formation pour savoir comment reconnaître les différents plants d'herbe à poux et, surtout, comment s'en débarrasser. Grande responsable du rhume des foins et espèce envahissante à Montréal, cette plante représente des enjeux à la fois de santé publique et de biodiversité. « De façon générale, les changements climatiques ont une répercussion certaine sur la saison des pollens. Il y a maintenant plus de jours problématiques annuellement qu’avant à cause de cela », laisse savoir l’adjoint au responsable du secteur Environnement urbain et santé, à la Direction de santé publique de Montréal, Norman King.
Pour contrecarrer la pousse de cette mauvaise herbe, les citoyens sont invités à arracher cette plante sur leur propriété. « On suggère de remplacer l'herbe à poux éliminée par des plantes d'espèces indigènes, elles qui contribuent non seulement à limiter sa prolifération, mais aussi à améliorer la biodiversité sur le territoire de Montréal », explique Coralie Deny, directrice générale du Conseil régional de l'environnement de Montréal (CRE-Montréal).
Le meilleur moyen de prévenir les symptômes des allergies liées au pollen de l'herbe à poux est de faucher les plants avant leur floraison, soit avant la fin juillet, afin de réduire les concentrations de pollen dans l'air. L'opération doit aussi être répétée à la fin août pour ne donner aucune chance de repousse à l'herbe à poux. C’est ce que feront les 50 patrouilleurs, en plus d’inciter les gens à faire de même.
La direction de la santé publique souligne que sur l'île de Montréal, plus de 38 000 enfants âgés de 6 mois à 12 ans, soit 16 % des enfants de ce groupe d'âge, souffrent d'allergies associées au pollen de l'herbe à poux.

